Christine Boutin ministre du logement a annoncée le 12 mars « plus d’expulsion sans solution de remplacement » cette mesure sera forcément catastrophique. L’expulsion des mauvais payeurs était déjà très réglementée et fort difficile à mener à bonne fin. Sur les jugements prononcés chaque année, combien sont-ils effectivement exécutés ! Mais justement cette protection de fait était le principal obstacle au développement d’un marché locatif privé, animé par des bailleurs privés.
Combien de personnes de la classe moyenne, qui au travers du fruit de leur travail se sont endettées, voire privées de vacances pour acquérir un logement à louer, pour arrondir leur retraite. Nos politiciens font tout pour détruire la classe moyenne, pilier de notre société. Avec des nouvelles mesures toujours plus socialisantes, cette interdiction d’expulser sans reloger va accentuer une situation déjà mauvaise, non seulement pour les propriétaires mais aussi pour les locataires, qui du coup ne trouvent plus à se loger. D’une certaine manière, on favorise les rentes. Ceux qui ont un bail vont s’y accrocher et même dans certain cas essayer de le négocier (avec des dessous de table). C’est un peu comme l’interdiction de licencier, alors la seule façon c’est de ne pas embaucher.
Nous allons assister à l’explosion des squats. Mais cette mesure est aussi très incitative pour l’immigration clandestine. Jusqu’à présent, les immigrés clandestins avaient droit, tout hors-la-loi qu’ils sont, à la meilleure couverture sociale du monde, y compris l’accouchement dans de super hôpitaux, à l’éducation gratuite pour leurs enfants avec même la cantine gratuite à l’école, à une assistante sociale disponible en permanence. Maintenant ils savent qu’ils ne courent plus le risque de devoir quitter un logement, qu’ils payent ou non, sans être préalablement relogés. Triste constat, phénomène de crise ou pas. Quand on fait n’importe quoi, au nom d’une soi-disant politique sociale, ne tarde pas à s’appliquer le dicton : qui sème le vent récolte la tempête.Les propriétaires loueurs vont financer leur propre malheur !!!
J-C Altherr











