M. CODDERENS.- Monsieur le Président, Mes chers collègues,
Sur le budget de la 11e commission, contrairement à l’an passé, j’insisterai cette année plus sur quelque chose qui me paraît essentiel : les rapports entre la Région et l’Europe. La politique transfrontalière est une composante de la politique internationale de l’Etat. A quoi assiste-t-on aujourd’hui ? A une intégration de plus en plus forte de la politique européenne et à la casse de la politique internationale de l’Etat, pour mieux répondre aux volontés politiques de Bruxelles ; lesquelles sont axées sur deux points : l’élargissement des territoires d’action et la quasi-suppression des coopérations de proximité.
1 – L’élargissement des territoires, ou l’Europe à marche forcée
La Région se voit confortée dans son autorité de gestion du programme Interreg4 (coopération territoriale européenne), qui sera, avec plus de crédits, étendu en 2007 à tout l’espace « Rhin Supérieur ». Le programme Interreg 4 A est un programme unique, dans une zone unique, pour répondre à la politique de la commission de Bruxelles. En effet, les premiers projets ne pourront être adoptés formellement par le comité de suivi qu’après l’approbation du programme opérationnel par la Commission Européenne. En attendant, l’Alsace paiera à Big Brother les dépenses liées à la préparation du programme. Mais pour faire croire à sa liberté d’action notre région pourra réunir des comités théodules et autres congrès tripartites pour réfléchir sur des thèmes comme : « l’espace du Rhin Supérieur : vers un modèle de coopération et de développement ».











