M. COTELLE.- Monsieur le Président, chers collègues,
J'ai donc, avec beaucoup d'attention, étudié ce Schéma Régional de l'Éducation et de la Formation qui vient de nous être présenté par Madame CALDEROLI.
J'ai également pris connaissance des remarques intéressantes faites par les organismes partenaires (la Chambre des Métiers, la COPIR, etc.)
Lors des différents travaux de la commission n° 5 concernant la formation professionnelle, il avait été affirmé ou réaffirmé que les aides à la formation, qu'elles soient attribuées sous forme de chèque - Emploi ou autres, doivent impérativement déboucher sur un emploi stable, au minimum sur un emploi en CDD.
A cette fin, il a été décidé d'orienter les demandeurs d'emploi, jeunes ou moins jeunes, en priorité vers les secteurs où il y a un manque flagrant de main d'oeuvre, ce qu'on appelle les secteurs sous tension. Pour le BTP et la restauration, on a décidé d'une prime pour orienter les jeunes vers ces professions. Il y a également les transports et les professions paramédicales. C'est une décision que j'approuve car j'estime, comme beaucoup d'entre vous, que la Région n'a pas vocation à distribuer des aides "palliatives".
Cette décision découle d'une analyse des statistiques des années précédentes, où vous avez pu constater que 20 % des bénéficiaires avaient dès la fin de leur stage conservé un emploi.
Par ailleurs, j'ai aussi constaté, lors des travaux de la commission, mais également lors du comité de pilotage sur l'Emploi, et même lors la dernière réunion du CREFP, que certains représentants d'organismes partenaires et même certains élus souhaitaient donner la priorité aux jeunes des quartiers dits sensibles au nom d'une discrimination soi-disant positive, qui n'est en fait rien d'autre que la dénomination moderne d'un racisme anti-français sur le plan professionnel.











