M. COTELLE.- Monsieur le Président, chers collègues,
Comme je l’ai déjà souligné le 21 octobre lors du débat d’orientations budgétaires pour l’année 2006, le volet « Formation Professionnelle et Continue » de votre budget est marqué par un certain volontarisme, dicté, il est vrai, par une situation de plus en plus dégradée de l’emploi en Alsace.
La « Formation Professionnelle et Continue » va bénéficier en 2006 d’un budget de 45,732 millions d’euros, soit 24% de plus qu’en 2005. Encore une fois, je tiens à vous rappeler que ce n’est pas tout de budgéter des sommes toujours plus importantes d’années en années. Il faut surtout veiller à utiliser l’argent des contribuables avec parcimonie, intelligence et efficacité. A ce titre, j’émets le souhait que le budget dévolu à la « Formation Professionnelle et Continue » ne soit pas utilisé pour financer des actions n’ayant aucun rapport avec celle-ci, comme cela a déjà pu être quelques fois le cas.
Nous constatons avec satisfaction que la VAE voit sa dotation annuelle augmenter de 8 % en 2006, mais nous regrettons que cette mesure ne bénéficie pas d’une publicité plus importante et qu’elle n’ait toujours pas été simplifiée, conformément à nos demandes.
D’autre part, nous regrettons qu’aucun effort complémentaire n’ait été effectué en faveur du dispositif de prime de reconversion professionnelle : sa dotation pour l’année à venir est en effet identique à celle de 2005. Une hausse de celle-ci aurait pourtant permis de la rendre plus attractive et de toucher plus de personnes. De plus, il pourrait s’avérer judicieux d’étendre ce dispositif à d’autres secteurs professionnels rencontrant des difficultés de recrutement, comme par exemple le transport. Il nous semble logique et normal de financer ce type d’actions qui débouche presque toujours sur des emplois.
Ce que nous déplorons le plus dans votre budget, c’est son côté discrimination dite positive ou encore soi-disant égalité des chances. Les formations « Français Langue Etrangère » et « savoirs de base », qui vont coûter au total 2,13 millions d’euros à notre collectivité, soit 5 % du budget « Formation Professionnelle Continue », en sont les illustrations les plus flagrantes.
Malheureusement, ce ne sont pas les seules, comme nous avons pu le constater lors des différentes réunions de la Commission permanente en 2005. Je pense notamment à une subvention de 125.000 euros, votée le 7 janvier, pour une aide à l’apprentissage destinée à 516 jeunes, dont plus de la moitié devaient être impérativement issus des quartiers sensibles. Ou encore au déblocage de 89.000 euros pour financer une action de qualification en faveur des jeunes demandeurs d’emploi issus du périmètre URBAN.
Nous pensons que l’argent des contribuables alsaciens doit bénéficier prioritairement aux Alsaciens, c’est pourquoi nous nous sommes toujours opposés à ce type de dossiers que vous défendez avec tant de ferveur.
Ce n’est pas en donnant la priorité et un sentiment de supériorité à certaines communautés que vous arriverez à un semblant d’intégration. Bien au contraire ! Vos actions de discrimination positive accentuent leur arrogance et leur agressivité à l’encontre de la France et des Français, et donnent aux populations de souche le sentiment, à juste titre, d’être des citoyens de seconde catégorie. Appliquer la discrimination positive pour les minorités visibles revient à appliquer une discrimination négative à l’encontre de la majorité des Français !
Monsieur le Président, chers collègues, malgré quelques points positifs relevés ça et là, notre groupe ne votera pas en faveur de votre budget « Formation Professionnelle Continue », étant donné ses tendances pro-immigrationnistes.








