Front National Alsace

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POUR UNE ECOLOGIE AU SERVICE DE L'ALSACE


L'indépendance énergétique et la nécessité de la réduction de notre consommation en carburant implique une prise en main et de l’innovation de la part des politiques dans le domaine de l’énergie. Jusqu’ici, cette intervention n’était que trop fiscale,
gestionnaire et considérée comme un alibi écologiste...


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Le Rassemblement de la Jeunesse Alsacienne


Tu as entre 16 et 35 ans, tu as envie de rejoindre un mouvement de jeunes qui s’engage pour l’avenir de l’Alsace, alors n’hésite pas, rejoins le Rassemblement de la Jeunesse Alsacienne (RJA). LYCÉENS, ÉTUDIANTS, APPRENTIS, SALARIÉS, CADRES… LA JEUNESSE D’ALSACE S’ENGAGE AVEC PATRICK BINDER !


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POUR UN GRENELLE DE L'IDENTITE ALSACIENNE


Affirmer notre identité régionale alsacienne... Alsaciens nous sommes, et fiers de l'être ! Parler de bilinguisme, de langue régionale, de culture régionale, c’est d’abord parler d’identité, c’est parler de l’histoire de l’Alsace, c’est comprendre les revendications alsaciennes, son particularisme...


 

Budget Recherche et transfert de technologies

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M. CODDERENS.- Monsieur le Président, Mes chers collègues,

Que vous l’appeliez stratégie de Lisbonne ou de Washington, les trois axes principaux de votre budget, à savoir : la prise en compte des engagements contractuels, l’accompagnement des pôles de compétitivité et le soutien à l’innovation, nous amènent tout droit vers une adaptation totale à la mondialisation. 

Mon intervention se fera donc en deux temps pour expliquer pourquoi la marche forcée de la mondialisation est un mirage.

I – DE LA MARCHE FORCEE DE LA RECHERCHE REGIONAL VERS L’EUROPE
 

Tout d’abord, on peut constater qu’une addition de projets ne fait pas un grand dessein. 

Mais, dans ce nouveau budget, on sent bien que cette nouvelle étape de contractualisation marque un changement de logique de l’intervention politique. L’aménagement de la recherche s’efface au profit d’une démarche basée sur le développement de la compétitivité, et la vision globale est remplacée par une vision sectorielle et excessivement encadrée. Il n’y a plus de vision globale et nationale de la recherche : à l’heure où on en aurait besoin, on l’enlève définitivement.

Ce budget ne fait donc que la déclinaison régionale d’un schéma de développement européen (Lisbonne, Göteborg). 

Votre démarche de prospective technologique se résume finalement à aider à identifier les pôles ou clusters mondiaux dont on doit se rapprocher pour participer au pilotage de l’action internationale avec ces partenaires. 

Vous ne déclinez l’innovation et le transfert de technologie qu’à travers la recherche de la visibilité (cela revient de nombreuses fois dans le rapport) et de la valorisation (conectus, ari ,bio-valley), mais cela ne crée pas une ambition. 

Sans industrie, pas de développement : l’industrie, c’est l’essentiel des gains de productivité, source de croissance, les trois quarts de la recherche développement, des effets puissants en création d’emplois indirects, une grande diversité de métiers. 

Il faut arrêter de laisser détruire notre substrat industriel. La logique de projet et de compétitivité, à la base des nouveaux contrats, conduit la Région à mettre les pôle de compétitivité au centre de son action (tout converge vers eux). 

Sans nier certains bons effets, on peut se poser des questions sur les domaines d’activités secondaires, qui ont aujourd’hui besoin d’une réelle politique industrielle. 

Quant à la recherche, l’évolution des 18 rex de la recherche européenne montre bien à quel point la recherche française ne veut pas sacrifier son pouvoir et sa liberté à l’évolution de son statut juridique européen. La recherche aussi ne veut pas abandonner sa souveraineté, parce que c’est son espace de liberté. 

Alors un espace européen de la recherche, un PRES (Alsace), une réforme LMD des pôles de compétitivité d’accord ; mais juste pour la visibilité. Dans un tel contexte on pourrait même être rassuré du fait que l’Alsace n’ait pas une place de choix parmi les régions françaises en termes d’investissement en matière de recherche. 

II –AU MIRAGE DE LA MONDIALISATION

Pourquoi des pays émergent, et d’autres résistent : c’est parce qu’il y a une volonté nationale, une dynamique, une envie. Aucun pays ne s’en remet au seul marché et au seul libre échange, comme le veut Bruxelles ! 

Il faut avoir une politique libre et indépendante, et non inféodée à l’U.E. Les stratégies publiques doivent jouer. 

Si on n’a qu’une démarche d’adaptation à la mondialisation, et le tout technologique pour répondre à nos problèmes de désindustrialisation, on va droit dans le mur. Réduire l’innovation à la haute technologie revient à faire l’impasse sur les innovations de marchés, vitales pour la création d’emplois. 

Ainsi, les pôles de compétitivité deviennent des plate-formes off-shore de la mondialisation. C’est donc une vision à court terme. Or, dans votre budget, tout converge vers les pôles de compétitivité : CRITT, Bio-Valley… Sans compter que les pôles de compétitivité sont parfois sources d’inégalité de développement à l’intérieur des pays et des régions. 

Autre exemple de concentration régionale : l’université unique. Même votre ami Jean Waline n’en veut pas. 

Accusant un net ralentissement de ses gains de productivité, la France subit un décrochage de sa compétitivité – surtout dans les grandes entreprises, là où il faudrait intervenir. Face à la vulnérabilité des grandes entreprises, la tertiarisation reste une chimère. 

Le dernier chiffre de l’OCDE, sur la recherche-développement chinoise, nous montre que l’Asie aussi a des cerveaux et qu’à terme elle en aura autant que nous, mais nous n’aurons plus d’industrie. 

Enfin, bien que l’essentiel de l’enseignement supérieur reste dans ce budget une liste à la Prévert, qui ne définit pas une réelle politique, je serais plus optimiste sur la professionnalisation de l’enseignement supérieur : mais c’est bien dommage que ce soit encore un outil pour la discrimination « positive ».

CONCLUSION

Le budget de la 3e commission, c’est l’application de l’ économie de la connaissance, dans la stratégie de Lisbonne. C’est l’enseignement, la recherche et le transfert de technologie alsaciens dans l’espace européen pour une stratégie d’innovation élargie pour l’UE. C’est-à-dire une convergence de tout le potentiel alsacien à la politique européenne. Il n’est pas très sage de mettre tous les œufs dans le même panier. La préparation du programme FEDER nécessite même la mise en place d’une démarche transversale de la Région. Il va de soi qu’une telle vision de l’avenir ne correspond pas à la nôtre. Nous ne voterons donc pas ce budget de la 3e commission 2007.

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