En ce moment on recrute des agents recenseurs pour commencer le recensement d’une partie de la France, opération qui devrait finir le 20 février. D’après les rumeurs, la tournée dans les villages sera une sortie d’agrément, se déroulant selon des principes immuable :. l’agent prend contact avec les habitants chez eux pour leurs remettre en main propre le questionnaire à remplir. Cette prise de contact est obligatoire.
On sait bien que certaines portes restent closes, car le ou les habitants concernés sont en vacances, ou bien hospitalisés. Il faut le savoir que les documents ne doivent pas transiter par une boîte aux lettres.
L’agent-recenseur, aux termes de la loi du 7 juin 1951, « ne jouera pas les forces de l’ordre » et tentera de dialoguer sereinement avec les personnes éventuellement récalcitrantes…
N’oublions pas les grandes villes où la situation est différente. Les quartiers « sensibles », à risques, où même les pompiers, le SAMU, la police ne peuvent pénétrer, posent le problème le plus difficile ; alors comment feront-ils, nos agents recenseurs ?
L’urgence de la situation commande un rappel ferme de nos valeurs et une application stricte de la loi. Mais il sera difficile de sortir des pièges dans lesquels nos valeurs sont diluées et contournées. Car parmi ces pièges il y a la « lutte contre le racisme ». En France il est en effet interdit de comptabiliser les étrangers et surtout leur origine sinon la France serait raciste ?
C’est révoltant !
La couleur de la peau s’est insidieusement invitée dans les agitations politiciennes et surtout médiatiques, et en fin de compte on voit dans quel état se trouve la France : le laisser-faire, la permissivité, l’hypocrisie et, parfois, la trahison, ont encouragé la montée du communautarisme dans beaucoup de secteurs : on a laissé là se créer un problème qui risque d’être bientôt explosif.
Alors la question se pose : pourquoi les gens des quartiers sensibles, ou les gens « de couleur différente », ne seraient pas obligés de se soumettre à la loi du recensement, en tous cas pas autant, pas aussi complètement ? Même si l’agent recenseur a l’argument imparable que «le recensement permet d’améliorer les besoins de chacun dans le respect de la vie privée » des personnes sondées. Quelle naïveté … ou duplicité …
J-C Altherr / J. Gr.
(Source : DNA du 22/01/10)




